lundi 23 février 2015

Maîtres du jeu - Karine GIEBEL


Quatrième de couverture :

Il y a des crimes parfaits.
Il y a des meurtres gratuits.
Folie sanguinaire ou machination diabolique, la peur est la même. Elle est là, partout : elle s'insinue, elle vous étouffe... Pour lui, c'est un nectar. Pour vous, une attente insoutenable.
D'où viendra le coup fatal ? De l'ami ? De l'amant ? De cet inconnu à l'air inoffensif ? D'outre-tombe, peut-être...

Ce recueil comprend les nouvelles Post mortem et J'aime votre peur.

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Mon avis :

J'ai découvert ce tout petit recueil en allant à ma bibliothèque. Figure-toi que Karine Giébel y sera présente le 24 mars prochain pour une soirée qui s'annonce passionnante et que, par conséquent, ses ouvrages sont mis en avant en ce moment. Je n'ai pas tout lu d'elle mais je lui trouve un immense talent, je garde notamment un souvenir terrifiant mais néanmoins impérissable de Meurtres pour rédemption. Je n'ai donc pas laissé passer l'occasion de découvrir ces deux nouvelles.

La première, c'est l'histoire d'une actrice qui touche un mystérieux héritage, à la mort d'un homme qu'elle ne connaît pas. Dérangeant et machiavélique à souhait, bourré de rebondissements, une vraie réussite. Bon, j'avoue, j'ai malgré tout trouvé le twist final superflu, je suis certaine qu'il y aurait eu d'autres façons de parvenir au même résultat.

La seconde nous offre de suivre un criminel échappé d'un hôpital psychiatrique qui trouve refuge dans un centre de colonie de vacances. Là encore, l'auteur nous emmène sur une fausse piste, distille une ambiance oppressante et joue avec les sentiments. Redoutablement efficace.

En résumé, des intrigues bien ficelées, qui nous tiennent en haleine de la première à la dernière page, ça en est même étonnant de pouvoir passer par autant de sentiments en si peu de pages, 128 pour être précise. Évidemment, ça te fera un déjeuner de soleil mais pour 2,90€, ça ne vaut vraiment pas la peine de t'en priver !

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lundi 16 février 2015

Les anges aquatiques - Mons KALLENTOFT


Quatrième de couverture :

Patrick et Cecilia sont assassinés dans leur jacuzzi à Linköping : leur fille adoptive, Ella, est portée disparue. L'enquêtrice Malin Fors, consciente qu'elle n'aura jamais d'enfant après sa blessure en service, met toute sa rage à la retrouver. La fillette est-elle vivante, entre les mains du meurtrier ? Le fleuve rendra-t-il son corps sans vie ? Ella ne réapparaît pas et la pression croît...

Mons Kallentoft est un journaliste et auteur suédois. Après le succès de Hiver, Été, Automne et Printemps et La 5e saison (disponibles en Points), Malin Fors revient pour une sixième enquête placée sous le signe de l'eau.

"L'une des héroïnes les plus convaincantes qui soient nées d'une plume masculine." The Guardian

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Mon avis :

J'avais beaucoup aimé les cinq premiers volets des enquêtes de Malin Fors, c'est donc avec plaisir même si tout à fait par hasard que j'ai découvert que ce sixième tome était déjà sorti en poche. De l'inconvénient de ne plus être dans le circuit, je traduis pour ceux qui débarquent ou ne suivent qu'à moitié : de l'inconvénient de ne plus être libraire.
Bref, j'ai été ravie de pouvoir me replonger dans les écrits de Kallentoft. Tellement ravie que même la maladie ne m'en a pas empêchée.

Avant toute chose, je me réjouissait de retrouver Malin, cette enquêtrice hors normes, comme le laisse entendre le critique du Guardian en quatrième de couverture. Enquête après enquête, elle s'impose comme un personnage majeur du roman noir.
C'est particulièrement torturée qu'elle se montre ici, en permanence sur le fil, prête à basculer à chaque instant. Mais, toujours guidée par les morts qui lui parlent, elle dispose de bien des ressources qui lui permettent de toujours se remettre en selle, sans jamais rien lâcher.
Tout au long du roman, l'auteur aborde les thèmes de la famille, de la parentalité en général, de la maternité en particulier. Et de l'adoption. Des choses qui, pour moi, sont douloureuses. Alors, en toute logique, j'ai versé bien des larmes au cours de ma lecture.

L'enquête en elle-même est de facture plutôt classique, m'a presque paru relever du prétexte pour s'attarder justement sur les thèmes dont je viens de te parler, ainsi que sur la vie du commissariat de Linköping et de ses équipes. Des personnages auxquels je me suis attachée au fil de mes lectures et dont il est agréable de voir que l'auteur creuse encore et toujours leur psychologie. Une vraie réussite pleine d'humanité.

En conclusion, un très bon roman que je recommande particulièrement à ceux qui ont lu les cinq précédents, pour l'intérêt que l'on peut trouver dans l'évolution des personnages. Si tu veux te lancer, la série commence par Hiver.

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